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Comment reconnaître un « flip »

Comment reconnaître un « flip »

Cet article est lié au Les chroniques de Mike Holmes.

© The Holmes Group
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Lorsqu’on envisage l’achat d’une nouvelle maison, les options se résument principalement à deux possibilités — acheter neuf ou acheter une propriété existante. Dans un cas comme dans l’autre, on ne veut pas se retrouver avec un citron !

 

Même les constructions neuves ne sont pas sans problèmes

Avec une propriété neuve, il faut s’assurer de se renseigner sur le constructeur, sur ses réalisations précédentes, et auprès d’anciens clients.

Sont-ils satisfaits de leur nouvelle maison ? Ont-ils connu des problèmes pendant la première année ? Pendant la deuxième année ? De quels genres de problèmes s’agissait-il ? Ont-ils eu besoin de réparations majeures, comme des infiltrations d’eau au sous-sol, des ennuis avec le système de climatisation ou des problèmes électriques ? Est-ce que le constructeur s’est montré coopératif pour remédier à la situation ?

Ce n’est pas parce qu’une construction est neuve qu’elle est sans problèmes. J’ai visité des maisons flambant neuves — datant d’il y a moins de 5 ans — avec des ennuis majeurs qui ont poussé les propriétaires au bord de la faillite. Une nouvelle propriété ne devrait pas avoir de défauts majeurs — mais c’est trop souvent ce qui se produit.

 

Propriétés existantes : les dangers d’acheter un « flip »

Si vous regardez plutôt du côté des maisons usagées, prenez gare aux « flips ». Ces propriétés sont souvent des pièges, car elles ont été délibérément rénovées pour bien paraître, mais pas nécessairement de la bonne façon. Elles profitent du manque de connaissance des visiteurs pour faire passer du travail bâclé.

Les apparences sont parfois trompeuses : un « flip » s’enrichit là-dessus !

J’ai horreur des « flips » parce qu’ils sont généralement faits avec un seul but en tête : réaliser un profit. Dans la plupart des cas, les rénovateurs se fichent de la qualité des travaux, car ce n’est pas eux qui vont habiter la maison. Ils cherchent à vendre le plus rapidement pour s’éviter des mensualités hypothécaires. Une fois la propriété vendue, ses problèmes deviennent les problèmes des nouveaux propriétaires…

Photo : The Holmes Group

Quelques trucs pour reconnaître un « flip »

Comment reconnaître un « flip » ? On peut identifier certains indices, mais en général, il suffit de bien faire ses devoirs. Pas besoin d’être un pro : il suffit de faire preuve de jugement.

Par exemple : si le vendeur vous annonce qu’il vient de rénover la cuisine et la salle de bain… c’est étonnant qu’il ait eu suffisamment d’argent pour faire les deux projets en même temps !

En moyenne, rénover une cuisine correctement coûte au moins 30 000 $. Pour une salle de bain, on parle de près de 20 000 $. Si la seule motivation pour les rénovations était la vente, j’évaluerais les travaux avec beaucoup de prudence. Un bon travail demande du temps, et ce n’est pas donné. Posez des questions comme : combien de temps a-t-il fallu pour trouver le bon entrepreneur ? Préparer le projet ? Choisir les matériaux ? Faire le travail ? Si tout ça s’est fait en quelques semaines seulement, je serais sceptique.

Renseignez-vous auprès du Service d’urbanisme de la municipalité quant aux permis de rénovation : si des travaux de plomberie, d’électricité ou de structure ont eu lieu, des demandes de permis ont dû être faites.  

Gardez également l’œil ouvert pour reconnaître des matériaux bon marché, comme des armoires de cuisine en MDF ou du plancher flottant. Regardez si la peinture ou le découpage laisse à désirer — c’est un signe de travaux faits à la hâte, pour pas cher. Si la finition laisse à désirer, on peut croire que les vendeurs ont dû couper les coins ronds sur d’autres éléments moins apparents — tout ce qui se cache derrière les murs et sous les planchers, par exemple.

Si des fenêtres ont été remplacées, assurez-vous qu’elles soient tout au moins homologuées Energy Star. De mauvaises fenêtres vous coûteront cher en électricité pendant des années, et un remplacement total atteindra facilement les 10 000 $.

 

L’historique de la propriété

Considérez aussi obtenir un historique de la propriété : certains inspecteurs en bâtiment l’offrent comme service complémentaire. Un bon rapport combine les données municipales, provinciales et fédérales pour dresser un portrait actuel de la propriété. C’est une précaution de plus pour savoir exactement dans quoi vous vous embarquez avant d’acheter.

L’historique d’une propriété peut vous renseigner quant aux prix de vente précédents, aux dates des transactions, aux permis de construction et s’il y a eu des réclamations d’assurance habitation. Ça pourrait vous laisser savoir qu’une maison a subi un dégât d’eau important, un incendie ou un sinistre naturel. Certains rapports pourront même vous dire si une maison a déjà servi à des activités illégales (comme une serre à marijuana ou un labo clandestin de drogue).

Plus vous en savez sur la propriété, mieux c’est. Vous saurez alors si la plomberie ou l’électricité auront besoin des services d’un professionnel pour votre sécurité, ou si la structure du bâtiment a été modifiée ou compromise. Ça vous place dans une meilleure position pour réaliser un achat intelligent.

 

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